Puceron : Comment lutter, traitements anti-pucerons ?

Vos beaux rosiers ornent votre jardin pour créer des scènes romantiques à souhait, or, vous constatez que le feuillage est envahi de pucerons. Aussi, vous souhaitez savoir quels sont les bons gestes à adopter pour s’en débarrasser définitivement.

Qu’est ce qui définit un puceron ?

Un puceron est un redoutable insecte qui se nourrit des feuilles, en réalité, il en extrait la sève. En conséquence, les feuilles de la plante attaquée s’enroulent et collent. Son nom latin est Aphidina, le puceron a tendance à envahir les jardins d’agrément et extérieurs à plusieurs périodes de l’année, le printemps, l’été et l’automne. Seule la saison froide est épargnée. La majorité des plantes peuvent être concernées, toutefois, il est important de souligner que les plantes les plus faibles sont pour ainsi dire, les plus vulnérables. Un point positif est de savoir que la présence d’insectes réduit et peut éradiquer de manière durable et définitive la présence de ces envahisseurs sur vos rosiers et plantes.

Les pucerons sont multiples, des verts, des roses, des noirs. Mesurant guère plus de 2 millimètres, à l’exception des pucerons des conifères, plus volumineux (6 millimètres), certains ont la particularité d’être ailés, ce qui leur permet de migrer d’une plante hôte à une deuxième. Cette espèce fait son apparition quand la colonie est trop peuplée. Les colonies ont tendance à peupler la partie sous les feuilles, au bout des rameaux et également les hampes florales (plus ou moins étalées et denses) sur toute leur longueur. Il faut également savoir qu’un puceron en cache généralement un autre. Simultanément, les plantes hôtes peuvent recevoir divers types de ces insectes, comme par exemple, les haricots, tomates, melons, framboisiers, pommiers, pruniers et groseilliers. Une lutte ciblée est alors à mettre en place, avec un prédateur ou un parasite spécial. Elle est indispensable mais plus complexe.

 

Quels sont les dégâts des pucerons ?

 Les pucerons envahissent les jeunes pousses des plantes. A noter, si votre sol contient beaucoup d’azote, les plantes concernées attireront davantage les pucerons. Il faut dire que ces petites bêtes composent le quotidien du jardinier, que ce soit dans la serre, le jardin d’ornement, dans un verger ou un potager et même sur les plantes d’intérieur. Ils sont partout ! Ces insectes minuscules sont très nombreux sur une plante à partir du moment où vous réaliserez leur présence et leurs dégâts occasionnés seront multiples. Les pucerons provoquent des dégâts concernant les plantes. En effet, ils génèrent des déformations, une décoloration des feuilles, une chute prématurée, le dessèchement des pousses et également la création de fumagine.

Les pucerons peuvent se nourrir de la sève de la plante en grosse quantité, et pour accéder à la sève, ils transpercent l’ensemble des tissus végétaux avec leurs appareils buccaux. La plante devient ensuite complètement affaiblie. De plus, un autre inconvénient lié à la présence des pucerons est leur salive, elle est toxique et irritante. Cette salive provoque des crispations au niveau du feuillage. Une autre conséquence est qu’une part de la sève est ainsi consommée, mais non digérée. Elle est donc, rejetée en miellat, entrainant la fumagine, création de champignons, occasionnant un dépôt noir. Enfin, les pucerons sont potentiellement des vecteurs concernant les virus pathogènes, notamment la mosaïque du concombre ou la mosaïque de la laitue.

 

Les insectes sont-ils efficaces contre les pucerons ?

Généralement, les pucerons attirent les coccinelles, aussi, la larve de coccinelle indigène peut avaler jusqu’à 50 pucerons en une journée (les larves de coccinelles asiatiques peuvent en consommer jusqu’à 100 par jour). La coccinelle consomme ainsi les larves de pucerons. Elle, tend à participer de manière naturelle à la lutte contre ces envahisseurs. Méthode très employée par les professionnels d’espaces verts notamment, cette pratique est bio à 100%. En effet, les larves de syrphes mangent régulièrement beaucoup de pucerons. Vous pourrez aussi vous tourner vers les larves d’aphidoletes, elles s’avèrent être d’excellents prédateurs. Toutefois, ces larves ont une action efficace à partir de 16 degrés, et elles sont très peu commercialisées en jardineries. Il s’agit véritablement d’une arme efficace et naturelle pour lutter contre les pucerons.

 

Quelles solutions pour une lutte bio ?

Si vos plantes ou rosiers connaissent une attaque importante, il faudra arroser les extrémités de ces plantes, en utilisant un jet d’eau puissant. Vous pourrez aussi privilégier la plantation de plantes et végétaux répulsifs pour les pucerons, comme par exemple, les capucines, et les œillets d’inde. Les lavandes qui seront plantées au pied des rosiers possèdent aussi un effet répulsif. De plus, les feuilles de rhubarbe sont à employer en décoction pour un kilo et demi de feuilles et 10 litres d’eau. Au bout de 72 heures, les plantes attaquées seront à pulvériser avec cette préparation. A savoir, également les feuilles de tomates possèdent le même effet sur les pucerons. Vous pourrez vous procurer dans des jardineries des préparations à base de savon noir, il s’agit également d’un traitement performant. Il faudra le pulvériser sur les pucerons. Des décoctions ou auxiliaires peuvent ainsi être préparées, ces méthodes naturelles vous aideront à vous débarrasser des pucerons, sans utiliser des pesticides. Par ailleurs, le purin de fougères ou d’orties est à conseiller, à se procurer en jardineries ou à faire soi-même. L’ensemble de ces traitements ont véritablement un intérêt important pour la lutte contre les pucerons. Si un des traitements ne parvient pas à occasionner de bons résultats, vous aurez l’occasion de les multiplier. Vous pourrez ainsi associer des plantes répulsives à ces moyens.

Le traitement des pucerons
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