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L’Areca, le palmier roi des intérieurs

Sublime plante d’intérieur à l’allure de palmier, l’Areca est facile d’entretien et saura apporter une touche d’exotisme dans votre maison ou votre appartement. Originaire de Madagascar, cette plante fait partie de la famille des Acéracées, grande famille de palmiers. Composé de multiples tiges au vert intense pouvant atteindre plus de 2 m, l’Areca est réputé pour être une plante dépolluante qui purifie l’air. Ces nombreuses propriétés en font l’une des plantes les plus appréciées en intérieur.

Caractéristiques de l’Areca

Famille : Acéracées

Origine : Madagascar

Type : Palmier d’intérieur

Taille : de 1,5 m à 2 m en intérieur

Exposition : Lumière naturelle

Entretien : Facile d’entretien

Comment entretenir son Areca ?

Avec son allure gracieuse et aérienne, l’Areca est une plante d’intérieur facile d’entretien. Évoluant bien à des températures situées entre 18 et 22 degrés, l’Areca redoute particulièrement les températures négatives.

Arrosage

L’Areca est une plante gourmande en eau et qui demande que son substrat soit toujours humide. Il convient donc de l’arroser au printemps et en été tous les 2 à 3 jours, en laissant le terreau sécher entre deux arrosages. En hiver, il faut réduire la fréquence d’arrosage à 2 à 3 fois par mois. L’Areca est une plante tropicale, alors n’hésitez pas été comme hiver à humidifier les tiges de la plante à l’aide d’un brumisateur.

Exposition et emplacement

Au niveau de l’exposition, l’Areca demande beaucoup de lumière, mais il faut éviter une exposition trop directe au soleil qui pourrait bruler et assécher les feuilles de la plante.

L’idéal est donc de placer votre plante près d’une fenêtre orientée à l’ouest afin de profiter au maximum d’une bonne luminosité. Il est donc déconseillé d’adopter un Areca si vous vivez dans un endroit avec peu de lumière naturelle.

Plantation et rempotage de l’Areca

Comment planter son Areca ?

Afin que votre Areca s’épanouisse au mieux, il ne faut pas négliger l’étape de la plantation. Il est donc important de constituer un bon terreau et de placer la plante dans un pot assez grand afin de laisser de la liberté aux racines.  De plus, il convient d’ajouter des billes d’argile au fond du pot afin de faciliter le drainage de la plante, l’eau stagnante fait pourrir ses racines !

Comment remporter son Areca ?

Il est nécessaire de rempoter votre Areca tous les 2 ou 3 ans, toujours en choisissant du terreau pour plante verte et sans oublier les billes de drainage.  Il est conseillé d’effectuer cette opération au printemps lors de sa période de croissance.

Multiplier un Areca 

Pour multiplier sa plante, il existe deux solutions. La première solution est de planter des graines d’Areca dans un terreau pour semis afin d’obtenir une germination. Le terreau pour semis à l’avantage de conserver la chaleur et l’humidité ce qui est propice au développement de jeunes pousses. Deuxième solution, prélever une bouture sur un plan déjà existant et le placer dans un pot rempli de terreau pour plante verte. L’idéal est de préserver le rejet sous serre pour conserver la chaleur.

Maladies de l’Areca

Comme toutes les plantes d’intérieur, l’Areca n’échappe pas aux maladies et aux mauvaises conditions d’entretien.

Les parasites naturels de l’Areca

Les araignées rouges ou encore les cochenilles peuvent coloniser l’Areca, il est alors nécessaire de nettoyer la plante avec beaucoup d’eau ou du savon noir afin de se débarrasser de ces parasites.

Mauvaises conditions d’entretien 

Si les feuilles se déforment ou jaunissent, il s’agit simplement d’un manque de luminosité ou d’un excès d’eau. Les feuilles mortes vont tomber naturellement, mais vous pouvez aussi les couper vous-même.

Alors, n’attendez plus, vous avez toutes les cartes en main pour chouchouter votre palmier d’intérieur.

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Le traitement des pucerons

Vos beaux rosiers ornent votre jardin pour créer des scènes romantiques à souhait, or, vous constatez que le feuillage est envahi de pucerons. Aussi, vous souhaitez savoir quels sont les bons gestes à adopter pour s’en débarrasser définitivement.

Qu’est ce qui définit un puceron ?

Un puceron est un redoutable insecte qui se nourrit des feuilles, en réalité, il en extrait la sève. En conséquence, les feuilles de la plante attaquée s’enroulent et collent. Son nom latin est Aphidina, le puceron a tendance à envahir les jardins d’agrément et extérieurs à plusieurs périodes de l’année, le printemps, l’été et l’automne. Seule la saison froide est épargnée. La majorité des plantes peuvent être concernées, toutefois, il est important de souligner que les plantes les plus faibles sont pour ainsi dire, les plus vulnérables. Un point positif est de savoir que la présence d’insectes réduit et peut éradiquer de manière durable et définitive la présence de ces envahisseurs sur vos rosiers et plantes.

Les pucerons sont multiples, des verts, des roses, des noirs. Mesurant guère plus de 2 millimètres, à l’exception des pucerons des conifères, plus volumineux (6 millimètres), certains ont la particularité d’être ailés, ce qui leur permet de migrer d’une plante hôte à une deuxième. Cette espèce fait son apparition quand la colonie est trop peuplée. Les colonies ont tendance à peupler la partie sous les feuilles, au bout des rameaux et également les hampes florales (plus ou moins étalées et denses) sur toute leur longueur. Il faut également savoir qu’un puceron en cache généralement un autre. Simultanément, les plantes hôtes peuvent recevoir divers types de ces insectes, comme par exemple, les haricots, tomates, melons, framboisiers, pommiers, pruniers et groseilliers. Une lutte ciblée est alors à mettre en place, avec un prédateur ou un parasite spécial. Elle est indispensable mais plus complexe.

 

Quels sont les dégâts des pucerons ?

 Les pucerons envahissent les jeunes pousses des plantes. A noter, si votre sol contient beaucoup d’azote, les plantes concernées attireront davantage les pucerons. Il faut dire que ces petites bêtes composent le quotidien du jardinier, que ce soit dans la serre, le jardin d’ornement, dans un verger ou un potager et même sur les plantes d’intérieur. Ils sont partout ! Ces insectes minuscules sont très nombreux sur une plante à partir du moment où vous réaliserez leur présence et leurs dégâts occasionnés seront multiples. Les pucerons provoquent des dégâts concernant les plantes. En effet, ils génèrent des déformations, une décoloration des feuilles, une chute prématurée, le dessèchement des pousses et également la création de fumagine.

Les pucerons peuvent se nourrir de la sève de la plante en grosse quantité, et pour accéder à la sève, ils transpercent l’ensemble des tissus végétaux avec leurs appareils buccaux. La plante devient ensuite complètement affaiblie. De plus, un autre inconvénient lié à la présence des pucerons est leur salive, elle est toxique et irritante. Cette salive provoque des crispations au niveau du feuillage. Une autre conséquence est qu’une part de la sève est ainsi consommée, mais non digérée. Elle est donc, rejetée en miellat, entrainant la fumagine, création de champignons, occasionnant un dépôt noir. Enfin, les pucerons sont potentiellement des vecteurs concernant les virus pathogènes, notamment la mosaïque du concombre ou la mosaïque de la laitue.

 

Les insectes sont-ils efficaces contre les pucerons ?

Généralement, les pucerons attirent les coccinelles, aussi, la larve de coccinelle indigène peut avaler jusqu’à 50 pucerons en une journée (les larves de coccinelles asiatiques peuvent en consommer jusqu’à 100 par jour). La coccinelle consomme ainsi les larves de pucerons. Elle, tend à participer de manière naturelle à la lutte contre ces envahisseurs. Méthode très employée par les professionnels d’espaces verts notamment, cette pratique est bio à 100%. En effet, les larves de syrphes mangent régulièrement beaucoup de pucerons. Vous pourrez aussi vous tourner vers les larves d’aphidoletes, elles s’avèrent être d’excellents prédateurs. Toutefois, ces larves ont une action efficace à partir de 16 degrés, et elles sont très peu commercialisées en jardineries. Il s’agit véritablement d’une arme efficace et naturelle pour lutter contre les pucerons.

 

Quelles solutions pour une lutte bio ?

Si vos plantes ou rosiers connaissent une attaque importante, il faudra arroser les extrémités de ces plantes, en utilisant un jet d’eau puissant. Vous pourrez aussi privilégier la plantation de plantes et végétaux répulsifs pour les pucerons, comme par exemple, les capucines, et les œillets d’inde. Les lavandes qui seront plantées au pied des rosiers possèdent aussi un effet répulsif. De plus, les feuilles de rhubarbe sont à employer en décoction pour un kilo et demi de feuilles et 10 litres d’eau. Au bout de 72 heures, les plantes attaquées seront à pulvériser avec cette préparation. A savoir, également les feuilles de tomates possèdent le même effet sur les pucerons. Vous pourrez vous procurer dans des jardineries des préparations à base de savon noir, il s’agit également d’un traitement performant. Il faudra le pulvériser sur les pucerons. Des décoctions ou auxiliaires peuvent ainsi être préparées, ces méthodes naturelles vous aideront à vous débarrasser des pucerons, sans utiliser des pesticides. Par ailleurs, le purin de fougères ou d’orties est à conseiller, à se procurer en jardineries ou à faire soi-même. L’ensemble de ces traitements ont véritablement un intérêt important pour la lutte contre les pucerons. Si un des traitements ne parvient pas à occasionner de bons résultats, vous aurez l’occasion de les multiplier. Vous pourrez ainsi associer des plantes répulsives à ces moyens.

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Se débarrasser des cochenilles à coques et carapaces

Les cochenilles à coques ou cochenilles à carapaces regroupent de nombreuses espèces comme les cochenilles à boucliers. Il est vrai que les espèces les plus communes parmi les cochenilles à carapaces sont appelées les coccus hesperidum ; les pulvinaria regalis et les eupulvinaria hydrangeae. Les espèces les plus communes de cochenilles à bouclier ont pour nom latin les chrysomphalus aonidum et les diapsis boisduvalii.

Quels dégâts provoquent les cochenilles à coques et carapaces ?

Les dégâts apparents des cochenilles à coques et carapaces sont assez impressionnants. En effet, ces insectes suceurs et piqueurs tendent à affaiblir les végétaux sur lesquels ils ont choisis de vivre. Entrainant un encroûtement inesthétique au sein des branches et des feuilles, les dégâts sont provoqués par quelques espèces apportant un miellat pour guêpes, fourmis et pucerons. Il arrive que ce miellat devienne un terrain propice à la fumagine. La période des dégâts a lieu tout au long de l’année, révélant de grosses attaques pour l’éclosion des larves à la période estivale.

En ce qui concerne les plantes les plus sensibles, il faut souligner que les cochenilles détruisent en particulier les arbres fruitiers (comme les pêchers, les pommiers et les agrumes). Les cochenilles dénicheront une place de choix dans le but d’hiverner au sein d’écorces ou à l’emplacement des aisselles des bourgeons tout comme sur de nombreuses plantes d’intérieur de décoration ou de serre montrant une prédilection assurée pour des cactus et plantes grasses.

Quelles sont les conditions favorables à leur développement ?

Les conditions favorables pour l’installation des cochenilles sont un abri de l’aisselle des feuilles et également des anfractuosités sur les écorces. Les cochenilles se développent également sur le revers des feuilles et à proximité des nervures. D’autres éléments lui sont favorables comme : un temps sec (pas de pluie) et chaud. De plus, les cochenilles apprécient de se développer dans un fouillis végétal avec de bonnes cachettes tout comme les arbres et les arbustes non taillés avec du bois mort et des branches se croisant.

Quel traitement utiliser ?

Il est tout à fait possible d’utiliser un traitement préventif, par exemple, vous pouvez projeter un jet d’eau conséquent directement sur les troncs et branches lors de l’apparition des premières bêtes. Vous n’aurez pas à les supprimer à la main si attaque.

En prévention, il est aussi possible de pulvériser du savon noir ou du pyrèthre directement sur les végétaux à risque. De plus, vous pourrez tailler les arbustes et les arbres si vous supprimez les branches et tout le bois mort se croisant dans le but d’aérer la structure. De plus, pensez à chauler et brosser les troncs en hiver. Il est aussi possible d’utiliser un traitement biologique en tamponnant une solution basique avec de l’alcool à brûler et du savon noir concernant les parties atteintes. Une autre solution préconisée constitue l’introduction d’insectes auxiliaires mangeant des larves comme des adultes. Il s’agit des chilicorus renipustulatus, des chilicorus nigritus (minusules coccinelles efficaces). Dans une serre, des hyménoptères comme les Metaphycus helvolus ou lounsburyi et Diversinervus elegans, représentent des types de guêpes parasitant les larves et les adultes.

Quant au traitement chimique, vous pouvez employer des insecticides avec de l’imidaclopride. Il est vrai que les cochenilles à coques se développent dans des coins abrités (dessous des feuilles à proximité des nervures principales ou également les creux des écorces. A comparer avec les membres de la famille des héminoptères (les cigales et les pucerons), il s’agit d’insectes piqueurs récupérant la sève.

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Lutte et traitement de la cochenille farineuse

Les cochenilles farineuses, minuscules insectes découverts sur des plantes d’intérieur, sont détestées des  jardiniers. Ces derniers recherchent généralement des insecticides et des traitements biologiques pour éradiquer ces petits envahisseurs de leurs plantes.

La cochenille farineuse 

Le terme de cochenille farineuse concerne diverses espèces de cochenilles, les cochenilles du nom latin pseudococcus viburni, pseudococcus longispinus ou planococcus citri. Elles sont appelées farineuses en raison de la couleur blanche des cires qu’elles sécrètent pour se défendre. Sous cette couche de cire, leur corps est blanc, brun ou rose. Les cochenilles farineuses de l’ordre des hémiptères, tels les pucerons ou punaises, sont pour la plupart des espèces de cochenilles farineuses de famille des Pseudococcidae. De plus, les cochenilles farineuses peuvent être confondues avec les pucerons lanigères au système de défense comparable à celui de nos cochenilles.

Quel traitement utiliser ?

Les cochenilles, insectes phytophages, possèdent un rostre (paille pointue) pour percer la cuticule des plantes. Cet élément leur permet aussi de prélever la sève les nourrissant. Nullement dangereuses pour les humains, les cochenilles ne piquent pas. Quelques-unes peuvent être employées pour concevoir des colorants utilisés en alimentation (comme le rouge carmin ou E120).

Les cochenilles tendent à envahir toutes les feuilles des plantes, par exemple le collet et les racines en terre. Fréquemment, elles se posent sur les feuilles, tout au long des nervures des feuilles portant la sève. Les cochenilles apprécient aussi de se placer près des nœuds, à l’endroit où les tiges sont regroupées et plus difficiles à déloger ! Elles sucent la sève afin de se nourrir, affaiblissant nos plantes. Les problèmes causés sont généralement esthétiques recouvrant les feuilles des plantes de décoration d’une cire blanche. Pouvant aussi déformer les nouvelles fleurs et feuilles si nombreuses, les cochenilles, comme les pucerons, excrètent du miellat. Ce miellat est très sucré, il représente un dilemme car situé sur les feuilles de la plante. Il s’agit d’un substrat propice à la prolifération de champignons telle la fumagine.

Les plantes hôtes des cochenilles

Chaque type de cochenille farineuse possède sa plante favorite, ou un groupe de plantes. Et elles sont très polyphages, pouvant vivre sur un nombre croissant de plantes différentes.

En intérieur, les cochenilles sont le plus souvent sur des plantes comme les Yucca, les palmiers, les ficus, les orchidées, les cactus, les arbres bonsaï et toutes autres plantes grasses. Au sein des jardins, les cochenilles farineuses sont situées sur les agrumes, orangers, citronniers et mandariniers. Les fleurs sont aussi concernées comme les Dipladenia, le jasmin, les Pelargonium, les rosiers, les lilas et les hortensias et les Hibiscus, hôtes des cochenilles farineuses.

Se débarrasser des cochenilles farineuses

Les insecticides, souvent chers et inefficaces ne sont pas à privilégier. Les feuilles peuvent être toxiques pour les humains, les animaux de compagnie et également pour l’environnement. Les cochenilles farineuses produisent une cire entravant de nombreux traitements chimiques. Aussi, il est recommandé de séparer parfaitement les plantes infectées des autres plantes. Vous aurez aussi à contrôler que les pots et les feuilles ne sont pas en contact, et vous pourrez les changer de pièce. Si vous êtes confronté à des cochenilles trop nombreuses, des solutions constituées d’alcool à 90° et de savon noir dilué sont à employer. Ces quelques solutions peuvent occasionner des effets sur la plante, aussi, il est préférable des appliquer avec soin.

Le cycle de vie de la cochenille

Se débarrasser des cochenilles sur les plantes ne cache pas l’envie de s’intéresser à ces étranges insectes. Les cochenilles farineuses appelées Planococcus citri, vivent plusieurs semaines (femelles adultes aptères – sans ailes) et ne bougent quasiment pas. Les mâles ont des ailes et se dispersent pour féconder des femelles ailleurs, et leur durée de vie s’avère être très courte, uniquement quelques jours. Ils ne se s’alimentent même pas.

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Comment planter des vivaces ? Soigner vos plantes

Tout savoir sur la bouillie bordelaise

Préparation ancienne, la bouillie bordelaise, demeure un fongicide incontournable toujours à l’heure actuelle. Produit très efficace, cette décoction permet de se défendre contre de nombreuses maladies, il est aussi toléré dans la culture bio, il est tout de même préférable de l’employer avec parcimonie.

La définition de la bouillie bordelaise

Préparation ancienne, ce fongicide a pour composition le sulfate de cuivre avec de la chaux (contenant du cuivre métal à hauteur de 20%). Vendue sous la forme de micro-granulés ou de poudre, la bouillie a comme couleur un bleu turquoise. Elle doit être diluée avec de l’eau avant d’être pulvérisée.

Quel est son rôle ?

Le cuivre lui apporte une efficacité redoutable, en effet, il possède une action principalement antifongique (inhibant la germination constatée de spores de champignons, ces derniers sont les responsable des maladies cryptogamiques). Le cuivre possède aussi une action bactériostatique, réduisant la prolifération de bactéries). Son action est aussi algicide, c’est-à-dire toxique pour les algues. Cette bouillie est proche du soufre, qui peut lui être mélangée, concernant le classement des fongicides minéraux, en contraste avec les matières actives, surnommées « de synthèse ». Ces dernières ont été créées plus récemment. Aussi, la bouillie bordelaise constitue un traitement accepté dans la culture bio.

Ses utilisations

Fongicide aux résultats très probants, la bouillie bordelaise est essentiellement employée dans la lutte contre des atteintes provoquées par des champignons. Elle est aussi assimilée comme désinfectant, à placer sur les plaies, fraîches ou plus anciennes, comme prévention de développements bactériens. Ce sont les arbres fruitiers, la vigne, les plants de tomates, fraisiers et pommes de terre qui sont le plus souvent traités avec la bouillie bordelaise.

Il est vrai qu’il est toujours préférable de prévenir que guérir, pour la vigne et les arbres fruitiers, il faut pulvériser de manière préventive notamment lors de la chute des feuilles, à la saison automnale. Et, il faut recommencer au printemps, avant le débourrement des bourgeons. Cette opération permet de conserver une situation sanitaire satisfaisante.

Les maladies répertoriées

La bouillie bordelaise permet de lutter contre diverses maladies comme :

  • tavelure (présente sur le pommier, le poirier, ou le pyracantha),
  • chancre bactérien (du pommier, ou du poirier),
  • oïdium
  • cloque du pêcher,
  • moniliose,
  • gommose (concernant les arbres à noyau),
  • coryneum ou criblure (également les arbres à noyau),
  • mildiou (qui touche la vigne, la tomate, et la pomme de terre),
  • entomosporiose (touchant le cognassier, le poirier, et le photinia),
  • Et la tache angulaire…

Lieu de vente de la bouillie bordelais

La bouillie bordelaise se vend en jardinerie, notamment la poudre, et également dans les magasins de bricolage et pépiniéristes. Vous pourrez aussi en trouver sur le net. Les présentations sont différentes et les enseignes multiples, toutefois les produits sont similaires. Le dosage courant à suivre est indiqué sur l’emballage tout comme les précautions d’emploi. Généralement, il faut doser, entre 10 et 20 grammes par litre. La réputation de ce produit traditionnel est un peu controversée à l’heure actuelle. Des abus ont été remarqués dans de très nombreuses cultures comme la vigne. Il faut noter que le sulfate de cuivre est considéré comme toxique et peut occasionner des brûlures très graves sur quelques feuillages.

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Tout savoir sur les bonnes chenilles et les mauvaises

Si vous souhaitez différencier les bonnes chenilles des mauvaises, alors il faut noter dans un premier temps se renseigner. Est-ce que tous les papillons sont issus des chenilles et vice et versa ? Ces espèces consomment de préférence des plants de potager cultivés et non sauvages, elles perturbent car leur présence provoque une diminution remarquable de la production tout comme des désagréments décoratifs.

Comment faire la distinction entre les chenilles insignifiantes et les chenilles dévorant les feuilles ?

Les gentilles chenilles autrement dit qui évolueront en papillons, sont-elles différentes de leurs congénères ? Presque la totalité des chenilles est dite végétarienne, en fait, elles consomment uniquement des feuilles et aussi des tiges, des racines, et des plantes, desséchées ou vivantes. Il existe des exceptions, des espèces qui mangent des éléments d’animaux comme les poils (des mites), les plumes ou aussi la cire d’abeille. Et, il faut noter que tous les papillons sont issus des chenilles et les chenilles se transforment en papillons, cette évolution offre en fait un spectacle à découvrir, fort intéressant.

Quels dégâts esthétiques ?

La grosse majorité des chenilles ne présente pas de danger pour nos plantes cultivées. En fait, elles s’attaquent essentiellement aux plantes sauvages. Celles qui se nourrissent de nos plantes, légumes, arbres fruitiers, plantes ornementales sont dérangeantes quand leur présence provoque une chute de la production tout comme des détériorations décoratives. Il faut souligner qu’une chenille de machaon ne se voit pas sur des plants de fenouil ou de carotte et notamment sur le feuillage. Par contre, une communauté de 40 chenilles sur un chou, peut être dévastatrice et consommer toutes les feuilles et les côtes en seulement quelques jours.

Il faut alors intervenir lorsque les chenilles constituent une réelle menace pour les cultures et seulement contre celles qui consomment les plants, pas sur les autres espèces. Vous pourrez ainsi consommer des produits de votre potager et vous émerveillerez devant vos beaux parterres de massifs, en admirant les papillons les butinant.

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La chaux vive et son utilisation dans le jardin

Oxyde de calcium, la chaux vive est très employée dans le jardin depuis longtemps. En effet, nos aïeux utilisaient ce produit comme antiseptique. Puis, elle a été délaissée pour l’utilisation de produits chimiques. Actuellement, la chaux vive est très présente dans les rayonnages de nombreuses jardinerie en ligne, sous diverses formes prêtes pour l’emploi. Ce produit naturel qui est en fait du calcaire, est chauffé à une température très élevée, ne présente aucun danger pour la nature. Il est à noter tout de même qu’il existe des cas à respecter pour son utilisation. Des précautions sont aussi à prendre concernant la manipulation. La chaux vive est un produit très corrosif.

Les qualités de la chaux vive

 La chaux existe comme chaux dolomitique, chaux vive agricole ou chaux éteinte. Il est aussi possible d’ajouter du magnésium dans quelques préparations. En fait, l’excès de calcium peut entraîner une carence en magnésium. A savoir que le calcium joue un rôle important pour l’équilibre hydrique des plantes comme le dipladénia. Le calcium augmente la solidité et facilite la maturation et création des fruits et des graines. Si manque de calcium, les plantes ne peuvent se développer et peuvent être atteintes par des maladies lors de périodes de sécheresse.

La chaux vive fait évoluer la structure des sols, elle est formellement interdite en agriculture biologique, elle fait, toutefois, office d’antifongique naturel pour arbres fruitiers et plantes Elle peut éliminer les larves d’insectes, les bactéries et les champignons, tavelure, moniliose, et chancre. De plus, la chaux vive permet d’arrêter le développement des champignons présents sur les arbres, tout comme les lichens et les mousses. Un traitement à la chaux vive sera renouvelé au bout de trois ans et doit être appliqué sur les arbres victimes d’attaques importantes de parasites (cochenille) ou de chancre. Il ne faut pas abuser de traitement à base de chaux. Elle a comme action de tuer les insectes sans aucune distinction entre les bons et les mauvais. Et elle tend à épuiser les arbres et les sols en éliminant les micro-organismes, tout comme la micro flore très utile à l’équilibre des végétaux. Il faudra alors compenser avec quelques apports en fumier ou compost l’année suite au chaulage.

La préparation du lait de chaux

 Le fait de répandre et de badigeonner du lait de chaux sur les arbres ou le potager est appelé le chaulage. Si vous devez prendre des précautions, vous aurez à vous protéger les mains et les yeux avant de manipuler la chaux vive. Vous aurez aussi à enfiler des lunettes et des gants pour préparer la mixture, le jour précédent son utilisation. La préparation : verser 2 volumes d’eau pour 1 volume de chaux vive (cet ordre doit être scrupuleusement suivi) dans un contenant en zinc ou en inox, pas de récipient en plastique. Vous pourrez faire tout bouillonner et restez éloigné pour ne pas prendre d’éclaboussures corrosives. Il faudra tourner et ensuite, laisser reposer toute la nuit. Votre chaux est éteinte car le fait de mélanger la chaux vive et de l’eau donne de la chaux éteinte. Vous pourrez ensuite ajouter un peu de savon noir liquide, soit 10 centilitres pour 5 litres de lait de chaux. Le savon noir est aussi un insecticide. Il aide à faire adhérer le badigeon notamment sur les troncs.

Comment utiliser la chaux au jardin ?

 Pour le chaulage des fruitiers, la chaux vive représente une parade performante vis-à-vis des dégâts provoqués par les champignons et les parasites sur les arbres fruitiers. Vous pourrez brosser les troncs des arbres atteints afin de les débarrasser des aspérités en lien avec les lichens. Il faut ensuite badigeonner le sol et les premières branches, à l’aide d’une grosse brosse. La chaux permet de réduire l’acidité des sols. Substance calcaire, elle peut être utilisée comme amendement calcique, le pH du sol sera ainsi proche de la valeur de 7. Les rendements seront ainsi augmentés que dans un sol dit neutre. Vous ne devez pas employer la chaux vive pour un sol calcaire. Vous pourrez faire dépérir tous les végétaux en raison d’une terre trop calcaire.

La chaux vive permet d’alléger un sol compact, la terre sera plus perméable à l’eau et à l’air. Ils s’infiltreront plus rapidement dans le sol. La terre sera alors plus légère et plus propice pour un travail de préparation avant la plantation. La chaux aide au développement des racines qui absorberont plus facilement, les minéraux donnés par l’humus pour faciliter la croissance de l’arbre ou la plante. Vous aurez à mesurer le pH du sol avec un kit pour analyser les sols. Il vous apportera une idée concernant le dosage à réaliser, entre 50 et 200 grammes par mètre carré en fonction de l’acidité du sol. Un excès de chaux peut être mauvais. Un excédent d’azote peut être modifié en nitrate. Ces excédents seront ensuite lessivés par la pluie et peuvent polluer les nappes phréatiques et les rivières aux alentours, et par conséquent, le sol sera plus pauvre.

Pulvériser le lait de chaux sur votre gazon, et son pH sera changé. Vous éviterez ainsi la formation de mauvaises herbes et de mousses. Dans le cas où votre compost ne crée pas de chaleur, et dans le cas d’une mauvaise décomposition, un ajout de chaux est recommandé, soit 100 grammes pour 20 kilos de compost.

La période de chaulage au jardin

 La chaux de jardin pourra être épandue en évitant le gel, et 2 journées non pluvieuses seront à choisir, dont 1 pour la préparation. Le moment propice pour étaler la chaux est la fin de l’hiver, l’automne et le début du printemps. L’emploi de la chaux est brutal pour les terres. Les coquilles d’œufs par exemple comportent 45 % de chaux, très bon amendement calcique à ajouter à votre compost, comme des coquilles d’huîtres.

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Les cendres dans le jardin, mode d’emploi

C’est l’hiver, et les feux de cheminée tant appréciés, pour ceux qui bénéficient d’une cheminée. C’est aussi la saison des feux de jardin réalisés les jours non venteux, afin de réduire les déchets végétaux. Les cendres sont parfaites pour le jardin.

Les cendres à utiliser

Il est préférable d’employer les cendres des résidus de combustion, comme engrais pour le sol. Afin de ne pas contaminer le jardin, avec des substances toxiques, vous devez utiliser des cendres de feux de bois. Le bois ne doit pas être peint ni traité. Vous pouvez aussi utiliser des déchets végétaux, le plastique est absolument interdit. Le plastique brûlé tend à produire des émanations toxiques pour l’homme.

 

Comment utiliser les cendres ?

Si votre feu a bien refroidi, vous pouvez alors ramasser les cendres. Il faudra alors les passer au tamis, vous ôterez ainsi les gros morceaux, comme des restes de bois mal brûlés ou du charbon. Ces gros éléments ne peuvent être assimilés par les végétaux. Vous aurez à conserver les cendres à l’abri de l’humidité, sinon les cendres se transformeront en une bouillie assez compacte et non exploitable.

Les cendres pourront ainsi être utilisées lors du printemps prochain et à l’automne. Vous aurez à les répartir sur vos massifs, il faudra alors gratter le sol pour réaliser un enfouissement partiel. Les cendres sont aussi très efficaces comme répulsif à limaces, elles seront ainsi posées en cordon tout autour des diverses cultures fragiles. Ces cendres dissuaderont les escargots et limaces.

 

Les bienfaits des cendres

 A savoir que les cendres ne sont pas très riches, elles possèdent une teneur en sels minéraux, qui dépend du type de bois brûlé au préalable. Les cendres comprennent du phosphore, du calcium, du magnésium et de la potasse, et tout ceci plus ou moins soluble. La présence de calcium empêche d’employer la cendre dans des massifs composés de plantes de terre de bruyère. Il est à souligner aussi que vous avez parfaitement le droit d’utiliser les cendres de votre cheminée ou de votre poêle. Par contre, le fait de brûler des déchets verts au cœur du jardin, est réglementé par chaque municipalité, il est préférable ainsi de se renseigner auprès de sa mairie.

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Tout savoir sur la chaux vive et son utilisation au jardin

Vous souhaitez obtenir des informations sur la chaux vive, ou oxyde de calcium et son emploi. Il faut savoir qu’elle était utilisée autrefois comme antiseptique, elle sera ensuite délaissée car remplacée par des produits chimiques.

De nos jours, la chaux vive est présente dans les rayonnages des commerces avec des formes toutes prêtes à l’utilisation. Il est vrai qu’il s’agit d’un produit tout à fait naturel et respectueux de l’environnement. En effet, la chaux vive est constituée de calcaire qui a été chauffé sous une température très élevée. Néanmoins, il est important de souligner que la chaux vive est extrêmement corrosive.

Quelles sont les caractéristiques de la chaux vive ?

Il est vrai que la chaux vive est présente sous forme de chaux vive agricole, ou encore sous forme de chaux éteinte, de marnes ou de chaux dolomitique. Il est possible d’ajouter du magnésium pour certaines préparations, la raison est très simple, en effet, un excès de calcium peut provoquer une carence incroyable en magnésium. De plus, il faut savoir que le calcium participe à l’équilibre de la plante. En effet, le calcium permet d’augmenter la solidité et facilite la création et la maturation des fruits et des graines. Si le calcium vient à manquer, vos plantes ne pousseront pas et les végétaux pourront être l’objet de maladies lors de temps secs.

La chaux vive tend à changer la structure du sol. Son utilisation n’est pas autorisée pour l’agriculture biologique bien qu’elle compose un antifongique naturel très efficace, pour les arbres fruitiers et les plantes. Sa caractéristique est d’éliminer les bactéries, les champignons (comme la tavelure, le chancre ou la moniliose, …) ou les larves d’insectes, en effet, la chaux vive permet d’arrêter net leur développement et accumulation. Son autre propriété est de détruire les lichens et les mousses. Il existe un proverbe « le chaulage enrichit le père et ruine le fils », qui peut être facilement vérifié. En effet, le traitement réalisé à la chaux vive ne peut être effectué avant 3 ans. Cette solution doit être conservée pour l’usage des arbres victimes d’attaques conséquentes des parasites (la cochenille par exemple) ou le chancre. Il est toutefois bien recommandé de ne pas abuser de traitements à la chaux, cette dernière élimine l’ensemble des insectes sans aucune distinction des mauvais ou des bons. Par ailleurs, la chaux peut épuiser les sols et aussi les arbres car elle éradique la microflore et les micro-organismes très importants pour l’équilibre des végétaux. Vous pourrez ainsi compenser avec des apports effectués de fumier ou de compost conséquents à réaliser l’année suivant le chaulage.

Comment réaliser le lait de chaux ?

Le « chaulage » correspond au fait de badigeonner ou de répandre, dans le jardon, du lait de chaux dans votre potager ou sur des arbres. Il faut prendre beaucoup de précautions pour se protéger les mains et les yeux lors de l’utilisation de ce produit. Aussi, vous aurez à protéger vos mains avec des gants et vos yeux en portant des lunettes, avant de procéder à la réalisation de la mixture, le jour précédant l’usage prévu. Concernant la préparation, il est conseillé de verser deux volumes en eau pour un volume de chaux vive, cet ordre doit être respecté et pas l’inverse. Vous constituerez ce mélange dans un récipient en inox ou éventuellement en zinc, il faut éviter le plastique. Ensuite, vous pourrez laisser le mélange bouillonner et ne demeurez pas trop proche afin d’éviter de recevoir des éclaboussures corrosives. Après le bouillonnement, vous aurez à tourner et à laisser reposer pendant une nuit complète.

Vous pourrez ensuite obtenir votre chaux éteinte car ce mélange produit obligatoirement de la chaux éteinte. A savoir, du savon noir liquide peut être ajouté, à raison de 10 centilitres pour 5 litres de lait de chaux. Le savon noir est aussi un insecticide, qui permettra l’adhérence de ce badigeon sur le tronc.

Quelles utilisations de la chaux vive dans le jardin ?

Concernant le chaulage des arbres fruitiers, il faut savoir que la chaux vive représente une parade très performante face aux détériorations provoquées par les parasites et aussi les champignons, notamment sur les arbres fruitiers et autres. Avant l’application, vous aurez à bien brosser le tronc des arbres victimes afin d’éradiquer les aspérités en lien avec les lichens. Vous pourrez ensuite badigeonner la chaux en partant du sol et ce jusqu’aux premières branches, tout en utilisant une grosse brosse.

La chaux permet aussi de réduire l’acidité du sol, en tant que substance calcaire, la chaux est utilisée comme amendement calcique. Elle offre l’avantage ainsi d’apporter à nouveau un pH (ou potentiel Hydrogène) pour le sol à un équivalent voisin de 7. La plupart des plantes peut croitre dans un sol acide en partie, il faut tout de même noter que les rendements seront aussi meilleurs si vos végétaux se situent dans un sol neutre. En conséquence, il n’est pas recommandé du tout d’employer la chaux vive pour un sol dit calcaire, cette opération pourrait faire mourir les plantes en raison d’une terre trop calcaire. La chaux vive possède aussi comme impact d’alléger les sols plutôt compacts, de cette façon, le sol devient beaucoup plus perméable à l’eau et à l’air. L’air et l’eau s’infiltreront plus aisément dans la terre. Au toucher, vous pourrez sentir que cette terre est plus légère et propice à des travaux de préparation pour la plantation. Cette action a pour rôle d’accompagner les racines pour une croissance meilleure. Les racines pourront ainsi assimiler les minéraux variés plus facilement. Ces minéraux sont fournis par l’humus pour faciliter la croissance de l’arbre ou de la plante.

Dans un premier temps, vous aurez à mesurer le pH de votre sol avec un kit d’analyse du sol (commercialisé en jardinerie). Cette analyse vous apportera une idée concernant le dosage à réaliser soit, 50 à 200 grammes par mètre carré en fonction d l’acidité de votre terre. Toutefois, vous prendrez quelques précautions car un surplus de chaux peut être nocif, en effet, les excédents en azote sont modifiés en nitrate, et ensuite lessivés par des pluies. Ces éléments pollueront les nappes phréatiques et rivières, et en conséquence, le sol sera encore plus pauvre et rapidement. Si vous souhaitez pulvériser du lait de chaux sur votre pelouse, vous agirez automatiquement sur le pH de votre sol. Ainsi, des mousses apparaitront tout comme de mauvaises herbes, tel le Rumex.  La chaux est ainsi une alternative intéressante au sulfate de fer (ce dernier empire le dilemme encore plus et sur du long terme).

Si vous possédez un compost et qu’il ne dégage aucune chaleur, c’est signe d’une mauvaise décomposition. Vous pourrez ainsi lui ajouter de la chaux, à raison de 100 grammes pour 20 kilos de compost.

A quel moment employer la chaux dans le jardin ?

Il est préférable de répandre la chaux, plutôt hors période de gel, Vous aurez ainsi à prévoir deux journées non pluvieuses, une journée pour préparer la chaux et l’autre pour l’appliquer. Le moment le plus propice est la fin de l’hiver, l’automne ou aussi le début du printemps. Pour les sols, il est vrai que l’emploi de la chaux est assez brutal, aussi vous pouvez trouver une autre alternative comme les coquilles d’œufs, contenant à peu près 45% de chaux. Il s’agit d’un amendement calcique de très bonne facture, à ajouter au tas de votre compost, tout comme les coquilles d’huîtres au préalable, broyées.

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Zoom sur la chenille processionnaire du pin

Pour définir la chenille processionnaire du pin, il est possible de préciser qu’il s’agit de la larve issue d’un papillon de nuit, appelé le Thaumetopoea pityocampa. Cette chenille fait partie des Lépidoptères, famille des Notodontidae, et également de la sous-famille des Thaumetopoeinae. Le papillon révèle une forme « adulte », il est éclos pendant la saison estivale, entre les mois de juin et septembre, en fonction du climat ! La femelle papillon trouvera un pin (ou pin noir d’Autriche, pin de Monterey, pin maritime, pin sylvestre, pin d’Alep et laricio de Corse) et aussi un cèdre pour y laisser ses œufs. Les œufs sont en fait déposés dans des rangées dites parallèles avec des paquets de 150 à 320, ils forment un manchon gris et argenté couvert d’écailles. Ce manchon a pour longueur entre 2 et 5 centimètres et est situé directement sur les aiguilles de pin ou rameaux.

Le développement du papillon

Le papillon de la processionnaire du pin est nocturne, il vit pendant une seule nuit. Ce papillon est de couleur grise avec des taches blanchâtres et des motifs noirs. Ce mâle papillon vole à une distance de 50 km et à 3 ou 4 kilomètres afin de trouver une femelle.

La processionnaire du pin révèle 5 stades larvaires lors de sa transformation. Lors des 5 à 6 semaines suivant la ponte, l’éclosion intervient. Des chenilles muant à raison de 3 reprises avant la saison hivernale, apparaissent, et notamment à des périodes évoluant en fonction de la région, l’humidité en est aussi un facteur d’évolution, tout comme l’amplitude thermique et la température. Ainsi, de jeunes larves naissent. Des pics de température, entre froid et chaud, peuvent entrainer de manière temporaire l’alimentation des chenilles. L’altitude et une situation plus septentrionale, sont deux autres critères qui peuvent ralentir le développement de la larve. De plus, la diapause nymphale est une autre conséquence de cette situation.

Ainsi, un pré-nid est tissé par de jeunes chenilles, elles passent leur journée dans cet endroit. Et les larves mangent le limbe sur les aiguilles de pin.

Le constitution du pré-nid

Ces prés-nids sont des abris légers, et ils sont de taille minuscule. Il faudra tout de même faire attention à la touffe d’aiguilles, elle jaunit, et elle permet de repérer ces pré-nids assez facilement. Si la zone tout autour des abris ne présente pas de nourriture, alors les chenilles émigrent dans des lieux plus hauts de l’arbre, pour recréer un nouveau nid. Donc, lors de journées au soleil, les chenilles émigrent en procession sur les branches du pin ou sur le tronc. Vivant en colonies, elles peuvent ainsi représenter des centaines de chenilles. Pour l’heure, ces chenilles ne sont pas urticantes, elles le deviennent ensuite.

Au 4ème stade de la larve, les chenilles composent un nid important définitif pour l’hiver. Il est bâti plutôt côté sud, afin de bénéficier des rayons ensoleillés. Les chenilles apprécient de sortir la nuit, pour manger. Elles se déplacent ainsi en procession, et suivent un fil de soie. Ce dernier est leur guide pour retourner au nid. Le contact de la tête d’une chenille garantit la cohésion de la queue, lors du déplacement. Cette chenille touche ses poils de l’abdomen avec la chenille précédant. Avec les rayonnements du soleil, la température située à l’intérieur du nid peut être supérieure à la température ambiante de plusieurs degrés.

Au printemps, des chenilles s’enterrent. En effet, les chenilles en procession sont conduites par une chenille femelle. Cette dernière quitte l’arbre pour se placer dans le sol, sous terre, entre 5 à 20 centimètres, dans un endroit au soleil. Ce type de procession peut se déplacer à une distance équivalente à 40 mètres. Les chenilles en procession révèlent des nymphes transportées à l’aide de végétaux. Leur lieu de croissance est ainsi infesté de nymphes bien enterrées. Chaque plante cultivée à côté d’arbres infestés place la nymphe dans son propre système de racines. Les chenilles vont tisser une à une, une espèce de cocon individuel, c’est à cet endroit qu’aura lieu l’évolution de la chrysalide en papillon. Le développement sera interrompu pour une durée modifiable, pendant une diapause, qui durera 1 mois maximum. Si les températures sont trop faibles ou au contraire trop hautes, lors de la morphogenèse, la durée de la diapause peut varier de 2 à 4 années.

La processionnaire du pin, chrysalide

Une fois les chrysalides devenues papillon, elles sortent de terre. La femelle s’accouple avec le mâle et le cycle reprend. Le mâle suite à l’accouplement meurt. La femme alors s’envole sur une branche, elle y pond ses œufs, entre 70 à 300. Et elle meurt à son tour, ensuite, les petites chenilles éclosent, entre 30 et 45 jours, suivant la ponte. Il est vrai que cet insecte a un mode de de déplacement caractéristique avec des files indiennes de chenilles. Ces dernières mangent des aiguilles provenant d’espèces variées de pins, et également de cèdres, engendrant un affaiblissement conséquent des arbres.

Il faut noter que les processionnaires du pin sont de couleur brune avec des taches orangées. Elles sont aussi couvertes de poils, une fine poussière se détachant de leurs plaques sur la partie postérieure et sur le dos, est à l’origine de leur effet urticant.

Quel est le cycle biologique de la chenille ?

Il s’agit d’un cycle biologique annuel, qui se déroule en 8 étapes :

  • Mi-juin, sortie de terre des papillons de la processionnaire. Accouplement des mâles et femelles, et les mâles meurent ensuite.
  • Envol de la femelle, elle place ses œufs, entre 70 et 300, sur des aiguilles de pin, et la femelle meurt aussi.
  • Eclosion des chenilles, après la ponte, entre les 30 et 45 jours suivant. Elles mangent les aiguilles de pin, toujours reliées entre elles grâce à un fil de soie.
  • Changement de couleur pendant la croissance, les chenilles se couvrent de nombreux poils (environ 1 million)
  • Construction d’un nid en soie, lors de l’automne, sur les branches du pin. L’hiver est passé dans un abri, les chenilles sortent la nuit pour manger et soigner leur nid.
  • La colonie est menée par une femelle, au printemps. Elles quittent leur abri et se déplacent en direction du sol. Il s’agit de la procession de nymphose, les chenilles sont collées les unes aux autres et bougent le long de la file, comptant parfois plusieurs centaines de chenilles. Puis, après plusieurs jours, pause dans un endroit au soleil, et enfouissement dans le sol.
  • Après deux semaines, dans le sol, les chenilles processionnaires créent des cocons individuels, et deviennent des chrysalides. Elles demeurent ainsi plusieurs mois, ou des années en fonction des régions.
  • Métamorphose de la chrysalide en papillon, après quelques mois, sous terre. Et elles sortent de terre lors d’un soir d’été.

Les procédés de lutte

Il est préférable de consulter des professionnels, dits agréés. Ils pourront vous proposer une solution adaptée pour votre cas. Disposant d’équipements de protection pour cette lutte mécanique, ils pulvérisent ainsi l’insecticide pour des grandes surfaces. Cette lutte peut revêtir divers aspects, les actions à utiliser varient selon les dates des saisons. Toutefois, elles ne sont pas relatives au cycle de l’insecte. Ce dernier évolue suivant les régions et les conditions du climat.

Vous ne trouverez pas de solution définitive en matière de lutte contre les chenilles. En effet, les traitements doivent être posés chaque année. Si vous avez détruit toutes les chenilles vivantes, les arbres pourront être ré infestés l’année d’après. Ces papillons peuvent provenir de divers kilomètres. Aussi, le papillon mâle vole à une distance maximale de 25 kilomètres et le papillon femelle, 3 kilomètres. Les chenilles peuvent aussi demeurer dans le sol pendant des jours voire jusqu’à 5 années. Aussi, les traitements annuels seront maintenus si des nids et papillons sont toujours présents dans votre secteur.

Mesures écologiques :

Des mesures écologiques peuvent être appliquées, comme par exemple, pour augmenter la biodiversité des feuillus ou peuplements, et si vous souhaitez arrêter la propagation de cet insecte et faciliter ainsi le cortège parasitaire.

Si des forêts sont très visitées par le public, il faut éviter les plantations d’espèces comme les pins noirs, et sélectionner d’autres essences.

Il existe un traitement phytosanitaire dit biologique, aérien ou terrestre. Ce type de produit est un insecticide biologique, composé de Bacillus thuringiensis (BT kurstaki ou sérotype 3a3b). Il s’agit d’une bactérie possédant des propriétés entomopathogènes.

Ce traitement a une application par ingestion, spéciale pour les larves de lépidoptères. Il respecte l’homme et aussi les animaux. La dose est de 40 à 50 milliards UBI/ha pendant la saison automnale. Il existe aussi un traitement phytosanitaire dit chimique, terrestre. Il faudra en placer avec un insecticide, le diflubenzuron (famille des benzoylurées). Ce traitement a une action par ingestion, et il perturbe ce processus de transformation ou mue sans interrompre l’alimentation. Ainsi, il agit à l’aide d’un contact, dit non sélectif, et à utiliser en hiver. Vous pourrez le garder pour les interventions d’ampleur réduite ou de rattrapage.

La lutte mécanique est une autre méthode, vous aurez ainsi à couper et à bruler toutes les branches avec les pontes, nids et aussi pré-nids. Si attaque ponctuelle, la lutte mécanique est pratique et sur des arbres accessibles. Il est recommandé de se protéger avec précaution contre les risques provoqués par l’urtication, comme un masque, lunettes, et combinaison.

Il existe aussi le piégeage avec confusion sexuelle. Dans ce cas, une phéromone de synthèse peut être employée comme leurre. Ainsi, des pièges avec des phéromones seront utilisés pour attraper des papillons « mâle » faisant partie de la procession.

La lutte biologique appropriée

Pour lutter de manière biologique contre ces chenilles, vous pourrez utiliser la mise en place de prédateurs et de parasites comme des nichoirs à mésange. Il existe très peu de prédateurs, et les oiseaux généralement ne se nourrissent pas de leurs poils dits urticants, et aussi de leur goût désagréable. Le coucou, seul, peut s’attaquer aux chenilles, et aussi dans leur nid. Ainsi, la mésange a tendance à chasser la forme larvaire première et aussi lorsqu’elles sont situées en procession.

Le grand calosome représente le principal prédateur, cet insecte coléoptère vit sur le sol. Il révèle des reflets verts métalliques. La larve de calosome consomme le plus de chenilles. Cette larve se place sur les arbres afin de capturer sa proie. Il existe diverses espèces de guêpes et un champignon, le cordiceps, pouvant les parasiter.

Les dégâts occasionnés

En ce qui concerne les dégâts, vous pourrez constater une différence selon l’essence et la variété de peuplement. Dans les montagnes, la chenille processionnaire est située sur les versants sud, sur des lisières, ou des houppiers ensoleillés, …

Les chenilles processionnaires du pin peuvent réaliser la défoliation du pin. En plaine, concernant des peuplements fermés, cette chenille envahit les lisières sud et sud-ouest, peu de dégâts sont alors constatés. Concernant la défoliation moyenne, des dizaines de mètres au cœur du peuplement peuvent être atteints. Concernant des boisements morcelés avec des peuplements ouverts, la processionnaire découvre un milieu adéquat. Une défoliation complète n’entraîne pas obligatoirement la mortalité de tous les arbres atteints. Elle engendre la perte de production correspondant à une année de croissance. Les arbres peuvent ainsi récupérer sur plusieurs années. Si conditions de croissance idéale, ces arbres peuvent supporter les attaques.

Des arbres affaiblis, en raison de leur station ou du climat, ou qui subissent des défoliations successives, souffriront de manière plus durable, de ces attaques. Ils seront ainsi moins résistants face à des attaques d’ennemis comme les scolytes ou encore le pissode. Les arbres meurent, suite à ce type d’enchaînements.

Quels sont les dangers pour les animaux et l’homme ?

Couvertes de poils, les chenilles processionnaires peuvent être dispersées par les hommes ou le vent. Elles peuvent entraîner des irritations pour les personnes et aussi pour les animaux. Ces effets sanitaires ne nécessitent pas systématiquement un contact avec les insectes. A savoir, l’appareil urticant s’installe lors du développement de la larve. A stade 3 (L3), il est remarqué des poils urticants visibles au microscope, naissent sur les segments abdominaux. Ces plages sont complètement couvertes de poils urticants au stade 4. Ces poils sont fragiles et légers, si la chenille est excitée ou inquiète, ils se détachent aisément. Quand le poil se casse au premier contact, cette substance allergisante et urticante, dite la « thaumétopoéïne » est libérée. Elle engendre alors des démangeaisons vives. Ces irritations sont définies par des éruptions ou érythèmes avec des atteintes pulmonaires ou oculaires ou également des réactions allergiques, tels des oedèmes de Quincke. Ces poils sont situés dans les nids, définis, deux mues y ont été réalisées et les urticants peuvent y demeurer diverses années ; si conservés de l’humidité.

Ces manifestations cliniques durant l’exposition directe à ces chenilles processionnaires, si contact avec la peau, sont :

  • Urticaire qui apparait dans les 8 heures : éruption douloureuse et graves démangeaisons. La réaction a lieu sur la peau et les parties découvertes et aussi ailleurs. Les poils urticants peuvent être déplacés avec la sueur, le frottement ou le grattage, et aussi avec les vêtements.
  • Si contact avec les yeux, vous constaterez un développement 1 à 4 heures après d’une conjonctivite avec des yeux larmoyants, rouges et douloureux.
  • Si contact par inhalation, les poils urticants entrainent des irritations des voies respiratoires. Eternuements, maux de gorge et difficultés de déglutition sont à prévoir.
  • Si contact suite ingestion, les muqueuses des intestins et de la bouche sont touchées, inflammation avec des symptômes comme des vomissements, douleurs au ventre et hypersalivation.
  • Si une personne révèle des contacts fréquents avec une chenille, elle peut révéler des réactions qui deviennent plus graves lors de tout nouveau contact.

Concernant les animaux, s’ils décident de toucher ou lécher les chenilles mortes ou vivantes et des restants de leurs nids avec le museau, divers symptômes peuvent en découler. Premièrement, les animaux auront mal et couineront, ils baveront, et leur langue gonflera. Des tuméfactions peuvent apparaître avec des durcissements inquiétants.

Ainsi, il est possible de constater une nécrose au niveau de la langue. Si la langue ne bénéficie pas de soins, elle peut devenir sombre et violette, cette nécrose peut entraîner la perte d’une partie de la langue. Le vétérinaire doit alors intervenir rapidement. Il va administrer des anti-inflammatoires et des produits histaminiques forts, et aussi des antibiotiques, perfusions ou de l’héparine si nécessaires. Le stade de nécrose entraine parfois l’amputation du bout de langue. Ces chenilles ainsi représentent un grave danger pour les personnes allergiques, les enfants et animaux. Il faut tout de même bien réfléchir avant de procéder à l’abattage de l’arbre. Il est nécessaire de prendre les mesures adéquates pour se protéger de ces chenilles. Ainsi, les responsables d’espaces publics, jardins et bois dans les municipalités et les propriétaires de terrains privés doivent cerner les risques en matière de santé publique, il s’agit d’un devoir.